FESTIVAL
JIDAR




Jamais à court d’idées, JIDAR-Rabat Street Art Festival (ex – Jidar, toiles de rue) fait preuve, encore une fois, d’aplomb et d’imagination.

Il existe en plein cœur de Rabat, la cité où poussent les grues de chantier, comme ailleurs les palmiers, un festival qui aura six ans à la rentrée.


Depuis son impulsion en 2015, ce festival a grandement contribué à la transformation de la ville lumière, capitale de la culture africaine, en l’un des laboratoires de l’art urbain international en invitant, chaque année, une palette impressionnante de street artistes à enrichir son patrimoine culturel avec des fresques murales.
Six ans déjà. Un âge qui se fête dans les règles de l’art, d’autant que l’enfant conçu par l’EAC-L’Boulvart a fait montre d’une vigueur enviable dès ses premiers cris. Le festival est parti comme une flèche à telle enseigne qu’il s’est affirmé à l’échelle mondiale.

Or, face aux restrictions sanitaires et, même dans les prévisions les plus optimistes, le rendez-vous, comme chacun sait, ne pourra pas avoir lieu cette année dans les formes et avec l’intensité comme à l’accoutumée. Mais que ses fidèles se rassurent et ne lui en veulent pas pour cette désinvolture, tant l’événement promet ce qui lui semble être «l’édition exceptionnelle». Sorti par la fenêtre l’année dernière en raison de la pandémie de la COVID-19, le festival entre par la grande porte, mais sous une dimension inédite et adaptée au contexte actuel.
N’ayant pas lieu à ses dates habituelles, il s’annonce mi-septembre avec moins d’activités que d’habitude. Malgré un rythme de travail chamboulé, l’organisation a fait de son mieux pour établir une édition de qualité, certes, avec le minimum requis.

Cette édition respecte toutefois cette règle que le festival s’est fixée: se renouveler constamment et mettre en vive lumière le rôle du street art – une discipline en pleine révolution et ne connaissant plus de limites – à travers les activités sur lesquelles il mise depuis sa toute première édition.
Jidar continue sur sa lancée en conviant pour cette nouvelle étape des mastodontes (la mexicaine Paola Delfín; l’argentin Elian Chali; le français Velvet; les espagnols Udatxo et Txemy), des pointures prestigieuses (les japonais Hamadaraka Eru & Emu), et des marocains couronnées (Omar Lhamzi; Imane Droby; Bakr; Yassine Balbzioui).
Par ailleurs, l’esprit du festival, qui consiste, entre autres, à mettre au devant les tendres prodiges en les initiant au muralisme sous la houlette d’un artiste de haut vol, se manifestera aussi par son habituel «Mur collectif».

Ceci dit, l’acte VI ne se cantonnera pas dans les limites des fresques murales, il comportera également des rencontres afin d’insuffler une dynamique autour du street art au Maroc et d’initier un public diversifié. Pour ce faire, le festival s’est associé à des institutions culturelles telles que le Musée Mohamed VI d’Art Moderne et Contemporain, ainsi que des espaces d’art tels que la galerie d’art Le Cube – Independent Art Room et l’association culturelle d’Art Louane.
Qui plus est, le rendez-vous s’offre un lifting, en décidant, d’une part de changer son logo et de transformer l’appellation : «Jidar, toiles de rue» en «JIDAR-Rabat Street Art Festival». D’autre part, de lancer une version améliorée de son application mobile.

Du 16 au 26 septembre, se tiendra JIDAR-Rabat Street Art Festival. Les précédentes éditions furent abouties; celle de l’année dernière a été reportée en raison de la pandémie; la sixième tâchera d’être un triomphe.







EAC-L’Boulvart (Education artistique et culturelle) est une association de valeurs avant-gardistes à but non lucratif qui a vocation à montrer ce qui se fait de mieux en matière des musiques actuelles et de la culture urbaine au Maroc. Elle produit depuis 1999 des activités de découverte et d’accompagnement dans les desseins d’inculquer une culture de la scène alternative aux marocains moyennant concerts, formations, ateliers, rencontres et festivals (L’Boulevard, Le Tremplin, BoulevarDoc entre autres).

Elle multiplie les initiatives secouant de fond en comble la vie artistique. Et, manière d’enfoncer le clou, l’association ouvre, en 2010, le Boultek, premier centre de musiques actuelles au Maroc. Suivant le combat sur un autre front, celui d’éditer un magazine prônant la création urbaine et alternative, toutes disciplines confondues, elle lance L’Kounache. Elle ne s’arrête pas en si bon chemin. En 2013, Sbagha Bagha Street Art Festival voit le jour à l’initiative de Salah Malouli, aussi directeur artistique du Festival Jidar créé en 2015.

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