La vocation du Mur collectif n’est pas d’apprendre à peindre mais de créer un pont entre les différentes disciplines artistiques et l’espace public. Sans jamais imposer leur vision, les aînés guident les apprentis muralistes au sein de cet espace bienveillant où le droit à l’erreur est permis et même encouragé. Plus encore que la fresque finale, ce qui compte ici, c’est le processus, l’échange, la transmission.
Véritable fabrique de la scène urbaine contemporaine, le Mur collectif a vu éclore la plupart des figures du street art marocain comme Ed Oner qui, après plusieurs participations, a réalisé son premier mur solo pendant l’édition 2021 de Jidar. Ce pilier du street art marocain, qui a promené depuis ses aérosols dans divers pays d’Afrique du Nord et d’Europe, a bouclé la boucle en 2024 en dirigeant à son tour le Mur Collectif aux côtés de son compère Basec ayant suivi le même chemin. Cet effet tremplin a également propulsé Ayoub Abid, aka Normal, que l’on retrouve aujourd’hui dans les festivals internationaux de street art. Ghizlane Agzenaï, Machima, Dynam, Mehdi Zemmouri, MED, Bakr, Imane Droby, Tima… tous figurent désormais dans la programmation principale de Jidar aux côtés des plus grandes pointures mondiales.