Programme
jidar 2021

BAKR

MAROC

TXEMY

ESPAGNE

PAOLA DELFÍN

MEXIQUE

IMANE DROBY

MAROC

ELIAN CHALI

ARGENTINE

MATTH Velvet

FRANCE

UDATXO

ESPAGNE

Omar Lhamzi

MAROC

ERU & EMU HAMADARAKA

JAPON

 

FRESQUES MURALES

À chaque nouvelle saison son lot de gigantisme, qui transforme Rabat en un centre d’art urbain à ciel ouvert. Pendant dix jours, une flopée de street artistes, d’ici et d’ailleurs, viennent recueillir les intenses vibrations de la ville et de ses habitants pour les «mettre en mur».

Les récits dépistés puis enfermés dans le temps par les artistes mobilisé.e.s offrent à voir le monde dans lequel nous évoluons. Aussi, bien que les fresques murales, colonne vertébrale de ce festival, rehaussent l’éclat des murs, elles élargissent les frontières de l’imaginaire local. Pour cette édition, neuf façades savamment dispersées dans la ville se referont une beauté selon la sensibilité artistique de chacun des artistes invité.e.s.

PERFORMANCE MURALE

TXEMY

Vous qui passez par l’avenue Moulay Hassan, dressez l’œil du côté du Musée Mohamed VI d’Art Moderne et Contemporain, quelques fresques déploient leur brillance, reposez-y votre regard. Il en sera ébloui. Les dispensateurs de cet intarissable éblouissement s’appellent Morran Benlahcen, DOES, Ghizlane Agzenai… Ce sont-là des artistes ayant participé aux précédentes éditions du festival.

Intitulé “Musée Outdoor”, ce concept qui permet d’exploiter, dans le cadre d’un partenariat privilégié avec le musée, les trois façades extérieures – 6 murs – de ladite institution culturelle, à raison de deux murs par édition et cela par rotation, est une aubaine pour Jidar de cohabiter et de renforcer le pont construit entre art urbain et art contemporain.

Pour cette édition exceptionnelle, un seul mur sera exploité et c’est le tour de l’espagnol Txemy d’apporter sa pierre à l’édifice.

Dirigé par

YASSINE BALBZIOUI

À PARTIR DU 20 SEPT. 2021

Réfléchir sur la pratique artistique possible aujourd’hui au Maroc, c’est justement ce que font une poignée de jeunes en emboitant le pas des pionnièr.e.s, sans toutefois marcher sur leurs brisées, histoire de montrer que l’ouverture et l’innovation sont inscrites dans leurs gènes.

Jidar propose, comme à l’accoutumée, à ces jeunes pousses ambitieuses de le faire sous la houlette d’un artiste de haut vol en travaillant de concert sur un «mur collectif». Les neuf participants sélectionnés par l’organisation pourront ainsi étoffer leurs connaissances et affûter leur technique. On assiste ici à une véritable passation de flambeau artistique.

Pour ce sixième acte, l’artiste plasticien pluridisciplinaire Yassine Balbzioui n’interviendra pas sur les murs, mais il se transformera grâce à sa curiosité inlassable des autres, à sa disponibilité constante et à son impeccable urbanité, en professeur le temps d’un workshop tout autant immersif que réjouissant et présente les ficelles de la «création».

L’artiste marocain offrira une nouvelle vision, une autre approche qui prend conscience de l’importance de la matière première et s’attarde sur comment en constituer une, riche et plurielle tout en sortant de l’écueil de «Monsieur Google». Yassine Balbzioui invitera cependant les participants à sortir du virtuel, et à aller chercher les images «physiquement» dans leurs environnements. C’est à partir de mises en scène et de notes photographiques préparées et accumulées qu’il travaillera avec eux à la préparation d’une maquette en vue de la peinture murale qui sera une œuvre collective. Pour Yassine Balbzioui, «la matière première pour la réalisation d’une œuvre d’art en générale est très importante; c’est le cas aussi pour une peinture murale, cette matière permet de construire et de développer l’identité d’un artiste».

Sobrement intitulé «matière première», cet atelier pour lequel Yassine s’est engagé cœur et âme en souhaitant remettre ladite matière au centre de la création, se fera sur trois temps : primo, la collecte de la matière; secundo, la définition des matériaux et l’élaboration de la maquette (une étape que l’artiste se plaît à nommer «la cuisine»); tertio, la réalisation du mur collectif.

RENCONTRE

ELIAN CHALI

LE VENDREDI 24 SEPTEMBRE À 18H30 AU CUBE, INDEPENDENT ART ROOM 2, RUE BENZERTE, RABAT

Il est indéniable que les artistes réunis pour le festival ne sont pas venus uniquement pour produire des murs, mais surtout pour une cause, célébrer le street art, sous toutes ses facettes.

Mais une pluie de formes et un déluge de couleurs peuvent-ils pousser à la réflexion et au débat sur la place de l’art dans l’espace public ? Il serait naïf de croire que des fresques peuvent faire basculer les esprits dans le sens souhaité. C’est pour cela que le festival a mis en place des rencontres institutionnalisées sous le format “Jidar Talks”, pour discuter et débattre de thèmes liés à cette discipline.

C’est dans le dessein de tisser des liens avec un public différent et nouveau qu’a germée l’idée féconde de connecter le festival avec différents acteurs culturels de la ville de Rabat. Cela permet de consolider les ponts et de créer de nouveaux réseaux de street art dans la capitale. Sans oublier, l’impact considérable que ces partenariats engendrent au niveau local. Cette année, le festival collabore avec la Galerie Le Cube – Independent art room pour abriter une rencontre avec l’artiste Argentin Elian Chali.

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